N°48 // Mai 2011
La mesure est presque passée inaperçue : Luc Chatel a annoncé, fin avril, l’expérimentation de classes de “troisième préprofessionnelles”. Elle est inscrite dans la circulaire de rentrée, publiée au Bulletin officiel le 5 mai dernier : « permettre une certaine diversification des parcours au collège, s'appuyant sur la diversité des centres d'intérêt des élèves et de leurs talents, tout en veillant à leur réversibilité, pour éviter l'orientation par l'échec ».
Pour certains, cette annonce ouvre une brèche dans le “dogme” du collège unique, qui fête cette année ses 36 ans. Un constat semble toutefois acquis : de la réforme Haby (1975) au collège du “socle commun” (2005), le système scolaire a profondément évolué en trente ans.
La remise en cause du collège unique revient régulièrement dans le débat éducatif. L’idée avancée cet automne par Jean-François Copé, alors président du groupe UMP à l’Assemblée, d’un examen à l’entrée en sixième, qui avait suscité un tollé, en est la dernière illustration. Au-delà des guerres de chapelles et des positionnements idéologiques, comment repenser le collège ? Quelles pistes de réformes sont dores et déjà expérimentées dans les établissements : d’un plus grand “continuum” avec l’école primaire à la personalisation des enseignements ? Et quels enseignements tirer de l’organisation du l’enseignement secondaire dans les autres pays d’Europe ?
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Chefs d'établissement :
ce qui a changé avec le nouveau bac pro
