N°31 // Juin 2009

Éditorial par Anne Mascret

Derrière l’injonction récurrente d’autonomie, quel est l’accompagnement effectif des EPLE ? C’est la question que pose Educ Info ce mois-ci en se concentrant sur le fonctionnement des établissements scolaires. Anciennement régi par des normes et un contrôle centralisé, le système éducatif français a progressivement laissé à l’établissement une marge de manœuvre plus importante. Mais il a oublié de doter les agents d’outils pour s’évaluer.

Résultat : plusieurs carences sont manifestes dans le fonctionnement des EPLE, que ce soit en matière de gestion comptable et financière, de management des personnels TOS ou encore d’autoévaluation. L’Esen a répondu plus ou moins présente via la formation initiale et continue. Plusieurs universités ont mis sur pied des masters en management. Mais il n’empêche qu’à l’Éducation nationale, le pédagogique a toujours primé sur les aspects de fonctionnement. D’où les transferts de compétences vers les collectivités.

Aujourd’hui conseils généraux et régionaux ont pleinement la main sur les budgets de fonctionnement des collèges et des lycées. Et certaines collectivités sont allées assez loin, faisant appel à des consultants privés pour venir en appui des équipes éducatives, que ce soit au sein des EPLE ou lors de réunions mêlant acteurs territoriaux et fonctionnaires d’État. Pas encore de quoi vaincre le tabou du privé au sein de la maison Éducation nationale !

Si ces initiatives sont encore timides, elles méritent toutefois d’être connues. Pas uniquement parce qu’elles contribuent à sortir d’une structuration des fonctions par les statuts pour passer à un management par objectifs, incantation dans l’ère du temps. Mais parce qu’elles permettent souvent, malgré les réserves initiales, de soulager les équipes dans leur gestion quotidienne.




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