N°18 // Mars 2008
L’orientation est un dossier prioritaire pour le gouvernement actuel dont l’objectif est de faire converger l’offre et la demande d’emploi. Mais peut-on se contenter d’envoyer les jeunes dans le bâtiment ou la restauration au seul motif qu’il y a là des emplois ? L’équation n’est pas simple.
Il existe pourtant des professionnels de l’orientation au sein de la grande maison Éducation nationale : les co-psy, conseillers d’orientation psychologues. Peu nombreux, ils s’attirent les foudres de tous côtés : les élèves leur reprochent leur incompétence, les parents les rendent responsables des mauvaises orientations, les profs pensent pouvoir faire aussi bien qu’eux, les cadres de l’Éducation nationale se gaussent de leur côté « psy » et les professionnels estiment qu’ils ne tiennent pas suffisamment compte des réalités économiques. Si bien qu’émergent de plus en plus de « coachs privés » qui proposent leurs services aux familles, moyennant finances.
Comment répondre à l’angoisse des parents, à celle des élèves de terminale et de troisième, confrontés à la nécessité de formaliser leur choix, mais aussi à celle des enseignants, de plus en plus intégrés aux processus d’orientation ?
Loin des clichés, des vérités toutes faites et des grands débats sur l’orientation, nous avons préféré nous intéresser à des cas précis, des parcours et des témoignages concrets : des co-psy en exercice, une « coach » en orientation, des proviseurs spécialistes de l’orientation active. Quelles sont les méthodes qui marchent ? les réformes initiées ces dernières années portent-elles leurs fruits ? Faut-il définitivement enterrer les co-psy ? Toutes ces questions ont guidé notre réflexion, et notre regard, pour ce dossier spécial orientation.
Bonne lecture.
Le prochain numéro
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Travailler
en éducation prioritaire
